Chapitre 9

Lundi 30 juin 2025

À 7 h 30, mon réveil sonna. Je bondis de mon lit sans perdre une seconde. À huit heures tapantes, je devais recevoir les résultats de mes examens par mail et découvrir mon avenir universitaire. Je filai dans la salle de bain, pris une douche rapide, attachai mes cheveux, me brossai les dents énergiquement et revêtis un short et un débardeur.

L’horloge du couloir affichait 7 h 46 lorsque je pénétrai dans la cuisine où Luc s’affairait. Le petit déjeuner était déjà prêt sur la table, il ne me restait plus qu’à réchauffer mon thé dans le micro-ondes. J’en ressortis la tasse fumante, y ajoutai une cuillère de sirop d’agave et quelques gouttes de citron. J’attrapai une tranche de pain grillé que je couvris généreusement d’une couche de beurre, suivie d’une autre de confiture à la framboise. Étrangement, je mourais de faim. La pseudo-incertitude de mes résultats n’avait pas réussi à me nouer le ventre au point de ne rien pouvoir avaler. Bien au contraire, 7 h 56 clignotaient sur la cuisinière lorsque j’engouffrai ma seconde tartine.

J’ouvris ma messagerie à 08:00 exactement. Deux mails m’attendaient. Le premier venait d’Eo ; il l’avait posté dans la nuit. Le second, envoyé à « 07:58 a.m. », provenait de l’université.

Je pris une profonde inspiration et cliquai sur ce dernier.

 Mademoiselle,

Suite à la réunion du conseil de classe, nous sommes heureux de vous annoncer que vous êtes admise en seconde année.

Merci de nous confirmer votre réinscription par retour de courrier.

La rentrée universitaire est fixée au lundi 15 septembre dans nos locaux.

Veuillez trouver ci-joint vos notes pour l’examen de fin d’année ainsi que votre moyenne générale par matière.

Le (la) titulaire                                                                   La Directrice

M. Mayard                                                                          Mme De Smet

Je cliquai sur le détail de mes notes.

— Maman ! criai-je. Maman, maman, viens vite !

Ma mère déboula comme une furie dans ma chambre.

— Qu’est-ce qui t’arrive ?

Je lui tendis ma tablette.

— Regarde !

— T’as reçu tes résultats ? Vu ta joie, tu as réussi…

— C’est 100 % positif ! m’exclamai-je. Je n’ai aucune restriction, donc pas d’examen de la seconde chance en septembre.

Je vis le bonheur dans les yeux de ma mère.

— Félicitations, ma grande.

Elle scruta quelques instants l’écran, analysant ligne par ligne les matières, suivies des notes que j’avais obtenues. Elle souriait tout en effectuant de petits hochements de tête. Je la regardai faire. Elle semblait impressionnée et heureuse.

Luc s’invita dans l’embrasure de ma porte.

— Je crois deviner que des félicitations s’imposent. Bravo, ma grande, c’est super. Je suis très content pour toi.

Alors qu’il me parlait, la porte s’ouvrit en grand. Hugo et Thomas entrèrent en fanfare dans ma chambre.

— Bravo, bravo, bravo ! entonnèrent-ils tout en tapant dans leurs mains.

Je m’abaissai et leur claquai un gros bisou sur les joues, mes yeux brillants de larmes. J’avais réussi.

— Je vais mettre le champagne au frais, déclara Luc. Ce soir, on trinque !

Il se tourna vers les garçons tout en balançant les bras d’avant en arrière :

— Allez, allez, les gars. On sort d’ici et on fait vite, je suis en retard…

Ma mère me serra quelques instants contre elle et murmura : « Je suis fière de toi. » Elle recula, me tendit un mouchoir en papier et rejoignit la troupe agitée.

Ouf ! pensai-je en moi-même, une fois seule devant mon écran.

Après ma sixième année secondaire, option arts appliqués, j’avais choisi un cursus en Design d’Espace sur deux ans, que je pouvais compléter par la suite si je le désirais. Mais pour le moment, je n’avais pas bien déterminé ma voie. Je n’étais pas une très bonne élève, juste dans la moyenne avec des hauts et des bas, et une année de retard selon le schéma classique puisque j’avais redoublé à douze ans.

Je ne pus contenir plus longtemps mes larmes. Je restai quelques instants prostrée devant mon écran, et relus chaque ligne avec attention :

Culture générale et expression : 13/20

Néerlandais : 11,5/20

Anglais : 17/20

Mathématiques : 11/20

Sciences : 10,5/20

Économie et gestion : 12/20

Dessin : 10,75/20

Expression plastique 12/20

Atelier de conception/technologie : 11,5/20

Informatique appliquée : 14/20

Sémiologie de l’espace : 12,75/20

J’étais un peu déçue de mes notes en langues. Mon 11.5 en néerlandais ne reflétait pas les efforts que j’avais fournis tout au long de l’année et mon 17 en anglais ne rendait pas justice à mon niveau réel. L’écrit avait dû me tirer vers le bas, car je parlais l’anglais couramment, un passage obligé pour jouer sur des plateformes internationales ; et surtout, mon père, anglais d’origine, m’avait bien fait comprendre que sa langue maternelle me mènerait dans n’importe quel coin du globe contrairement au français et au néerlandais. Il aurait tout de même été fier de mes résultats.

Je me mouchai, retrouvai une respiration normale et contactai Valérie, ma meilleure amie. Je voulais lui annoncer la bonne nouvelle et connaitre ses notes, mais je ne réussis pas à la joindre. J’appelai Lucas.

— Déjà debout ? s’exclama-t-il. T’es tombée du lit ?

— Non, c’est le jour de mes résultats.

— Alors ?

— Je passe en seconde année, sans restriction.

Heureuse, le téléphone en main, je ne pouvais m’arrêter de naviguer entre mon lit, mon bureau, ma fenêtre. Mon corps aussi explosait de joie.

— Extra ! Félicitations. On va devoir fêter ça, hein ? Je t’invite ?

— Pas ce soir.

— Oui, j’imagine que tu es déjà « prise ».

— Exact, mes parents partent demain en vacances.

— Houlala, ça va être le branle-bas de combat aujourd’hui. Quand vas-tu arroser ça avec tes amis ?

— Je ne sais pas encore. J’inviterai tout le monde à la maison quand mes parents seront absents !

— Belle mentalité, jeune demoiselle !

Alors que je faisais les cent pas dans ma chambre, je fus stoppée en plein élan. Mes pensées s’embrouillèrent soudainement.

— Allo ? appelait Lucas dans le combiné. T’es toujours là ?

— Qu’est-ce que tu viens de dire ? balbutiai-je.

— Ah, ça avait coupé. Bah… Juste que t’avais une belle mentalité.

— Non, tu as dit « jeune demoiselle ».

J’entendis Lucas rire.

— Oui, et alors ? Tu as un problème avec ça ?

Je m’assis sur mon lit et baissai la tête.

— C’est juste cette expression… demoiselle, c’est…

— Très bien jeune… fille, s’amusa-t-il, appelez-moi demain pour qu’on s’organise quelque chose tous les deux. Je dois te laisser. Encore bravo.

Il raccrocha. Je restai dépitée et songeuse.

Pourquoi Lucas avait-il utilisé le même mot que Valens ? Lucas était-il ce mystérieux inconnu ? Possible ? Impossible ! Comment aurait-il procédé pour s’inscrire ? Il n’était pas un fan de jeux vidéo, la coïncidence serait un peu énorme.

Le mieux serait d’éclaircir ce point avec lui.

Maintenant que j’avais lu les bonnes nouvelles, je devais lire l’e-mail d’Eo. Je cliquai sur le message qui s’ouvrit instantanément.

Wave, we need to talk.

RDV 22:00

Eo

Voilà, je n’allais pas y échapper. De toute façon, je ne devais pas lui cacher plus longtemps la présence d’un quatrième intervenant dans notre partie ; Eo était le leader de notre équipe, il devait tout savoir. Si, en plus de cela, l’inconnu était mon petit ami, nous n’avions finalement rien à craindre.

— Mais que farfouille-t-il dans le jeu, celui-là ? marmonnai-je à voix haute.

Sur ce, je donnai quelques coups de fil supplémentaires à mes camarades d’université. Valérie, Jan et Mohamed avaient tous trois réussi, Christina devait repasser un examen en septembre, ainsi qu’Allan et Rachid, mais dans l’ensemble, nous étions tous ravis.

Ma mère courait dans tous les sens. Demain, c’était le grand départ pour la côte. J’accompagnai Thomas et Hugo chez leur baby-sitter Nancy dès neuf heures. À mon retour, ma mère distribua les tâches comme un général. Rangement de la chambre des jumeaux et préparation des valises pour elle. Ramassage des jouets, remise en ordre de la cuisine et de la salle de bain pour moi.

Chacune dans notre coin, nous exécutâmes nos corvées, pour elle en silence, pour moi en musique entrainante, jusqu’à 13 h 45, heure à laquelle nous nous retrouvâmes dans la cuisine pour un grignotage amplement mérité.

  • Qu’as-tu prévu pendant notre absence ?

Je remuai la tête, le temps d’avaler le morceau que j’avais en bouche.

— Bah… à vrai dire pas grand-chose, postillonnai-je. Il y a une expo que j’aimerais bien découvrir. Sinon, je vais voir avec mes amis. Jan fête son anniversaire samedi soir, on fait un BBQ chez sa grand-mère.

— Ben dis donc ! Elle est courageuse, la mamie !

— Ouais, je l’ai rencontrée à deux reprises à la sortie des cours. Elle a une pêche d’enfer… et un grand jardin, à ce qu’on dit.

— Vous comptez débarquer nombreux ?

— Aux dernières news, nous serions une bonne trentaine.

Ma mère manqua de s’étouffer dans son verre d’eau.

— T’inquiète, la rassurai-je, tout le monde donne un coup de main, aussi bien pour les préparatifs que pour le nettoyage. Il a déjà fait ça l’année dernière. Je suppose que s’il recommence c’est que ça s’était déroulé sans encombre.

— Si tu le dis. Faites tout de même attention à ne pas lui saccager son jardin… et à ne pas trop déranger les voisins.

— On n’est pas des sauvages, tu sais.

— Il y en a toujours un qui se croit plus malin que les autres. Comment comptes-tu t’y rendre ? demanda-t-elle tout en croquant dans une pomme.

— Avec Lucas, répondis-je.

En vérité, je ne savais pas encore si j’allais lui proposer de venir — et puis serait-il libre à si courte échéance ? —, mais ça rassurerait ma mère de me savoir sous bonne escorte. De fait, elle hocha la tête d’un air approbateur, sans cesser de mâchouiller sa pomme, puis enchaina : 

— Demain, c’est le début des soldes.

— Oh, c’est vrai ! J’avais complètement zappé l’affaire. Je vais demander à Valérie si elle veut qu’on y aille ensemble.

Je n’avais pas fondamentalement besoin de fringues, mais le shopping, ça faisait du bien au moral.

— A-t-elle réussi son année ?

— Oui. Vous partez à quelle heure, demain ?

— Comme ce n’est pas le grand départ des vacanciers, je ne pense pas que nous ayons beaucoup de monde sur la route. Nous partirons dès que les jumeaux seront prêts pour rouler tranquillement et manger en bord de mer.

Je fuyais ma mère quand elle jouait les inquisitrices, mais il y avait des fois, comme ça, où j’avais besoin de papoter avec elle de tout et de rien. Demain, elle serait partie et elle me manquait déjà.

Elle se leva et m’annonça qu’elle allait continuer ses préparatifs. Je débarrassai rapidement la table, puis étendis le linge. Mes tâches officielles accomplies, j’en profitai pour ranger ma chambre et faire la poussière que j’avais sérieusement négligée depuis plusieurs semaines. Je sortis récupérer Thomas et Hugo vers quinze heures trente. Un peu fatigués, ils se plantèrent devant la TV. Je téléphonai à Valérie, nous nous donnâmes rendez-vous tôt le lendemain matin au centre-ville, afin d’être là pour l’ouverture des magasins. Ce serait l’occasion d’acquérir quelques tee-shirts à prix très réduits et d’acheter un cadeau pour Jan. À 18 heures, Luc franchit la porte avec un immense sourire. Il semblait heureux d’avoir pu s’échapper aussi tôt. Je fis le tour de la maisonnée pour la commande de pizzas et partis les chercher. De retour trente minutes plus tard, nous bûmes une « coupette » pour fêter ma réussite avant de passer à table. L’ambiance était aux consignes de dernière minute, puis mes parents me tendirent une enveloppe en précisant que cela représentait un cadeau pour mes bons résultats. Je découvris dedans un petit pécule qui allait sans aucun doute me permettre de profiter généreusement des soldes. Ma mère m’informa aussi qu’elle avait effectué un versement sur mon compte deux jours auparavant, pour que je ne meure pas de faim pendant leur absence.

Vers 21 h 45, je m’éclipsai pour mon rendez-vous avec Eo.

À son lancement en 2022, la plateforme World Game représentait la copie virtuelle de Las Vegas avec ses hôtels et ses casinos. Cependant, dans cette version plus moderne, se cachaient derrière chaque porte, chaque écran, une aventure, un divertissement et, comme la vraie Vegas, le moyen de perdre beaucoup d’argent. Au fil des ans, WG était devenu colossale, une interface alimentée par tous les délires en matière de conception. Une descente du Mont-Blanc en surf des neiges ? Hôtel Olympique, chambre 312. Une bataille contre des envahisseurs mauves à tête ronde ? Hôtel Galaxy, chambre 2145. Jouer les preux chevaliers ? Sélectionnez votre château, votre époque et guerroyez !

Eo et moi préférions le second étage de la tour Eiffel de verre, qui trônait au 18e trou d’un des plus beaux parcours de golf virtuel, un coin que nous affectionnions tout particulièrement. Dès lors, il était devenu notre point de rencontre.

Lorsque je me matérialisai, il m’attendait, accoudé à la rambarde, scrutant l’horizon.

L’herbe recouvrait les Champs-Élysées, ce qui apportait un certain cachet aux bâtiments de la célèbre avenue. Le green se nichait sous l’Arc de triomphe, les meilleurs frappaient fort pour un magnifique trou en un.

Eo m’aperçut du coin de l’œil, mais il resta silencieux un moment. J’étais très mal à l’aise. Moi-même, je ne m’expliquais pas ma réaction envers lui. Nous avions toujours combattu main dans la main. Je vins me placer à côté de lui et contemplai à mon tour le panorama.

— Nous sommes des privilégiés, Wave. Essayer cette interface… crois-moi… j’en connais qui tueraient pour être à notre place. Alors, dis-m’en plus. Qu’est-ce qui se passe ? Qui a conduit ta voiture et nous a montré ce raccourci ?

— Tu vas être déçu, Eo.

Il me considéra, surpris.

— Je ne sais pas qui est cet individu. Tout a commencé par la découverte de mon pouvoir. Le soir même, je me suis rendue seule dans ALE pour en apprendre plus et m’entrainer.

Eo se retourna pour appuyer son dos contre la rambarde et croiser les bras sur son torse. Contrairement à d’habitude, il semblait calme et attentif.

— J’ai demandé à Léa de me ramener au « cimetière des éléphants ». Lorsque j’ai remarqué les falaises, je n’ai pas pu m’en empêcher !

— T’es allée voir, dit-il d’un ton mesuré.

— Oui, répondis-je, honteuse. Je voulais juste faire un tour… savoir ce qu’il y avait tout en haut. Alors j’ai commencé à grimper. Les choses ont mal tourné, j’ai perdu l’équilibre et j’ai chuté dans le vide.

Il baissa la tête, l’air pensif.

— Une main m’a rattrapée en plein vol, enchainai-je. Il…

— Donc c’est un homme, me coupa Eo à voix basse.

— Oui, il n’a pas dit grand-chose sauf que je devais faire plus attention. Il m’a prise pour une newbie et… et il m’a appelée « charmante demoiselle », ajoutai-je en grimaçant.

Eo releva la tête.

— Je suppose que t’as pas aimé ?

— Tu supposes bien. Nous n’avons pas échangé plus de trois mots. Il est parti comme si de rien n’était. J’étais crevée, je n’étais plus vraiment sure de ce qui m’était arrivé, alors je ne vous ai rien dit lorsque nous nous sommes vus la fois d’après. Ensuite, eh bien, je ne l’ai pas recroisé…

— Jusqu’à la course.

— Exactement, jusqu’à la course. Là, il est entré dans ma voiture, il m’a presque foutue dehors en déclarant qu’il connaissait un raccourci et que je devais lui faire confiance. Tu connais la suite : il nous a fait gagner des places et il est reparti comme il est arrivé. Encore une fois.

— Tu as pu lui parler ?

— À peine.

— Les communications audio étaient coupées.

Je restai bête un moment, sous le regard significatif d’Eo.

— C’est vrai ! Je n’avais pas relevé ce détail.

— Continue.

— Je lui ai demandé s’il était là pour prendre ma place. Il m’a répondu que non et…

— Si c’était le cas, je ne pense pas qu’il t’aurait annoncé la couleur.

— Oui, t’as raison, mais sa réponse est surprenante.

— Ah ?

Eo haussa les sourcils.

— Il a prétendu qu’il aimait me voir « affronter les méchants » ! déclamai-je comme au théâtre. Et que j’étais… divertissante.

— J’en reviens pas ! lança-t-il calmement. T’as un admirateur virtuel qui ne devrait pas exister… Et ensuite ?

— Bah, il a dit aussi qu’il ne devait pas être là, puis je lui ai demandé son nom. Il m’a répondu « Valens » et s’est enfui. Qu’est-ce que t’en penses ?

Eo remonta ses lunettes de soleil dans ses cheveux. C’était là une pure manie virtuelle, car elles ne lui tombaient jamais sur les yeux.

— Pas grand-chose. Soit c’est un concurrent qui a su réactiver le contrôle audio… difficile, mais pas impossible, il doit y avoir quelques cracks de l’informatique dans le lot. Soit c’est une IA qui doit avoir un objectif, conclut-il en se grattant la tête, et dans ce cas il nous faut le découvrir au plus vite.

Je contemplai le bout de mes chaussures. Je me sentais piteuse.

— Désolée, c’est tout ce que je sais. T’es en colère ?

— Non. Je suis déçu. Je voudrais qu’on avance en toute confiance, sans cachoteries. Je suis moi-même retourné en solo dans le jeu, à plusieurs reprises, mais je n’y ai rien vu de nouveau, sinon je vous en aurais fait part.

— J’ai été nulle, je suis désolée.

— Écoute, c’est fait, on ne peut rien y changer et je ne peux pas… ne veux pas t’empêcher d’aller seule dans ALE. Tu es assez grande pour savoir ce que tu fais. Mais sois prudente à l’avenir et préviens-moi s’il se passe quoi que ce soit de zarbi.

Il souffla et reprit d’un ton léger.

— Et puis surtout, évite de me prendre pour une bille. J’ai quelques tours dans mon sac, tu sais, et beaucoup plus d’expérience que toi.

— C’est compris, dis-je en lui rendant son sourire. Merci.

— Allez, charmante demoiselle, rentre chez toi ! À demain ! J’eus à peine le temps de réagir qu’il disparut. À mon tour, je sortis de WG, enlevai mon casque et retrouvai mes parents. Je me sentais soulagée d’un poids.

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